Qu’est ce qu’un cimetière ?

Un cimetière est un groupement de pierres tombales parfois attenant à un lieu de culte. Espace funéraire qui apparaît au Moyen Âge, il se distingue du champ funéraire préhistorique qui n’abrite pas de monuments, et de la nécropole antique qui est nettement séparée des lieux de culte.

Le mot cimetière, dont l’étymologie remonte au bas-latin cimiterium lui-même issu du latin classique coemeterium, ce mot venant du grec ancien κοιμητήριον, koimêtêrion (« lieu pour dormir, dortoir »), appartient jusqu’au XVe siècle au langage des clercs alors que le langage courant utilise celui d’aître (du vieux français aitre issu du latin atrium, qui désigne la cour intérieure d’entrée précédant l’entrée d’une villa romaine, d’où par extension le cimetière situé avant l’entrée de l’église, telle l’aître Saint-Maclou) ou de charnier. Il n’est donc guère étonnant qu’outre le « repos des morts », certains cimetières accueillent également celui des vivants lors de rites particuliers.

Par extension, le cimetière désigne tout terrain public et sacré où, après une cérémonie, l’on enterre les morts d’un même groupe humain dans des tombes individuelles ou lignagères. Leur souvenir est généralement signalé par un monument, des symboles ou des inscriptions. Le terme général de cimetière finit par englober celui de champ funéraire et de nécropole.

Premiers cimetières

Le culte des morts est considéré comme caractéristique de l’espèce humaine. La mise en terre des morts en des lieux dédiés est apparue très tôt dans la préhistoire, bien avant l’invention de l’écriture, avec des constructions particulières (tumulus, nécropole) pour les chefs ou les personnalités religieuses, souvent enterrés avec nombre d’objets symboliques (symboles de richesse). Pour cette raison, depuis l’antiquité, les tombes et les cimetières ont souvent été pillés. Le plus vieux cimetière découvert à ce jour, au nord de la Jordanie, daterait de plus de 16 500 ans. Il était composé de tombes garnies d’offrandes.

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